Mes nouveaux voisins ont la black hattitude

Comme vous ne le savez certainement pas, je suis en plein déménagement et après m’être présenté auprès de mes « voisins limitrophes » (l’un à gauche, l’autre à droite), je peux vous affirmer qu’ils ont tous deux la black hattitude, mais une black hattitude de chez black hattitude !

Venons-en aux faits : mon chien est toujours le premier sujet de conversation, celui-ci m’aide beaucoup pour détendre et inspirer confiance à mon interlocuteur, vaut mieux car j’ai une tête de drogué parallèlement.

Mais pourquoi j’vous dis ça ? Ah oui pour en venir à mes voisins, je croise donc du regard ma nouvelle voisine, la quarantaine, on se présente, blabla, « que votre chien est beau », « oui je sais » (nan je plaisante, je ne réponds jamais ça), blabla, et 3 minutes plus tard elle commence déjà à me balancer des trucs sur les propriétaires du bout du lieu-dit, comme quoi leurs chiens gueulent toute la nuit, qu’on va avoir bien du mal à dormir et qu’ils s’en tamponnent  royalement du dérangement occasionné par leurs animaux. Nan mais sérieux ? Paie ton accueil toi.

Je la quitte là-dessus en lui disant qu’il était hors de question que je supporte ça et que j’irais tranquillement les voir si besoin (elle en avait l’air contente d’ailleurs) puis retourne à mes cartons.

Quelques minutes plus tard, mon chien s’échappe, chez le voisin de gauche cette fois-ci, un couple qui a entre 80 et 90 ans. Blabla, « qu’il est beau votre chien, il est pas méchant ? », « mais non Madame, c’est un amour ! », oops Monsieur décidé de faire ses besoins dans le potager, pas très sexy comme premier contact cette fois-ci… Bref, cette dame, tout comme la précédente, enchaîne très vite avec quelques ragots sur le voisinage, encore plus tranchés : « celui qui vous a vendu la maison était très autoritaire, violent et pas sympa du tout », « elle, elle sort jamais de sa maison », j’lui signifie alors que ça m’inquiétait les aboiements nocturnes des chiens du bout et elle me dit « oh, on les entend pas du tout, elle vous a raconté des bêtises ». Remarque, à plus de 80 ans, ça ne m’étonne pas qu’on n’entende plus les aboiements de toutous.

Bref, au final, je ne sais si mes prochaines nuits seront gâchées par ces foutus chiens, mais une chose est sure très chers lecteurs : mes voisins ont bel et bien la black hattitude, ce sont même de fidèles adeptes puisque seuls leurs doux mots de bienvenue m’ont permis de m’en apercevoir.